Réforme du logement : êtes-vous gagnant ?

Retour sur les conséquences envers les différents acteurs du secteur de l’immobilier de la nouvelle réforme du logement du gouvernement Macron.

Nouvelle réforme du logement

Loi Pinel 2018, PTZ 2018, réductions des normes de constructions… qui sont les gagnants ?

Avec la prolongation de la loi Pinel et du dispositif PTZ pour une durée de quatre ans, le marché immobilier ne devrait pas en être bousculé. Cependant, ces dispositifs vont être modifiés de par leur champ d’application et d’autres mesures vont venir se greffer à la réforme du logement. Ainsi, certains acteurs de l’immobilier vont en être bénéficiaires au détriment d’autres acteurs.

Réforme du logement : à qui cela profite ?

Les investisseurs locatifs en zone A, A bis et B1 : La reconduction et le recentrage de la loi Pinel 2018 dans les zones les plus tendues est une bonne nouvelle pour futurs investisseurs. Ils pourront continuer à bénéficier du dispositif pour défiscaliser durant les quatre années à venir. La loi Pinel a participé grandement à la relance du secteur de l’immobilier dans le neuf et les constructions se sont donc accrues ces dernières années. La disparition du dispositif Pinel dans les zones rurales dites détendues ne devrait pas trop impacter les investisseurs qui optent généralement sur des biens immobiliers présents dans les grandes agglomérations. De plus, c’est surtout des maisons individuelles qui sont construites dans les zones B2 et C et donc des biens immobiliers qui ne sont pas éligibles au Pinel.

Les primo-accédants en zone A, A bis et B1 : À l’image du Pinel, le PTZ va être recentré dans les zones urbaines dites tendues. Les primo-accédants vont donc pouvoir continuer à bénéficier d’un dispositif qui a fait ses preuves pour faciliter l’accès au premier logement. Cependant, contrairement au dispositif Pinel, le PTZ est très présent dans les zones détendues B2 et C, or, il devrait ne plus être éligible pour ces zones dès 2018 pour la zone C et en 2019 pour la zone B2. L’année 2018 serait ainsi une année de transition pour la zone B2 qui se verra diminuer par deux le montant maximum alloué par le PTZ.

Les promoteurs immobiliers, grands gagnants de la réforme

Les promoteurs immobiliers surtout actif en zone A, A bis et B1 sont largement bénéficiaires de la nouvelle réforme du logement. Au vu de la volonté du gouvernement de construire beaucoup plus durant ce quinquennat (40 000 nouveaux logements par an), il paraissait logique que les promoteurs en soient avantagés. Plusieurs éléments montrent que les promoteurs immobiliers devraient être satisfaits de la réforme :

La diminution des normes de constructions : Les normes et réglementations qui s’appliquent aux logements neufs bloqueraient ainsi le nombre de constructions nécessaires d’après les dires du président de la République :

«Notre pays en construit trop peu car notre système est bloqué par la sur-réglementation»

La réduction ou l’assouplissement de ces normes est donc une opportunité pour les promoteurs immobiliers de construire plus « facilement ».

Baisse des réglementations pour les promoteurs immobiliers

Les promoteurs immobiliers vont pouvoir construire plus grâce à tout le foncier qui va se libérer.

Outre le fait de pouvoir plus construire, ils pourront également avoir plus de terrain à leur disposition. En effet, l’État compte intervenir directement pour libérer du foncier. Les promoteurs immobiliers qui cherchent sans cesse de nouveaux terrains pourront ainsi avoir un choix plus fourni. Enfin, la reconduction du PTZ et du Pinel permet de pérenniser la construction de logements neufs et donc d’assurer du travail pour les promoteurs. Il existe tout de même un bémol pour les promoteurs immobiliers qui sont présents dans les zones B2 et C car le rabotage des dispositifs dans ces zones devrait les désavantager, notamment le PTZ qui permet à de nombreuses personnes d’acheter une maison individuelle dans des zones rurales. Les promoteurs immobiliers de maisons individuelles en seront donc impactés similairement aux primo-accédants de ces zones détendues.

La nouvelle réforme du logement avantage les acteurs présents dans les zones les plus tendues afin de parvenir à augmenter l’offre. Cependant, les zones rurales en sont fortement pénalisées, mais il reste encore la fin de l’année pour pouvoir bénéficier du PTZ. Nous sommes à trois mois de 2018, il va donc falloir se dépêcher pour pouvoir en profiter, surtout qu’en fonction de votre situation, il peut être très bénéfique de bénéficier du dispositif avant son recentrage dans quelques mois.

Pour savoir si vous serez toujours éligible aux nouvelles mesures, découvrez le zonage des politiques du logement ici.

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