Le TGV à Toulouse : plus de 20 000 signatures

La volonté de voir arriver le TGV à Toulouse ne réside pas seulement sur les épaules du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, mais c’est bel et bien le peuple toulousain qui clame son envie de voir ce projet se concrétiser.  Une pétition a été lancée sur le site tgv-toulouse.fr ,  on compte aujourd’hui plus de 21 000 signatures en presque trois semaines. Cette pétition sera remise aux candidats à la présidentielle et arrivera ensuite sur le bureau du président élu.

Pétition pour le TGV à Toulouse

Le TGV à Toulouse est souhaitait par des milliers de toulousains.

Le TGV à Toulouse pour 2024?

Toulouse, la quatrième ville de France, souhaiterait voir le TGV à la gare Matabiau d’ici 2024. Cela permettrait ainsi d’être à 3h de Paris contre plus de 5h aujourd’hui. Une idée qui réjouit la population de Toulouse qui aimerait voir la ville continuer à se moderniser. Seulement le projet ne semble pas avancé et cela a le don d’énerver les toulousains.

Pour que le TGV puisse être mis en place à Toulouse comme il était prévu en 2024, il aurait fallu que les travaux commencent en 2017. Or, le 20 mars dernier le président de la SNCF, Guillaume Pepy a annoncé :

 « Il n’y a pas (en France) de projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui soit en chantier »

Cette déclaration n’a pas vraiment été apprécié du côté de Toulouse qui a fait savoir son mécontentement grâce à la voix du peuple et de ses élus. Une pétition a donc été lancée grâce notamment à une très forte mobilisation du maire de Toulouse.

« 10 000 signatures recueillies en une semaine, c’est un signal fort qui montre que la mobilisation citoyenne est puissante. Chaque signature compte pour faire entendre la voix de Toulouse jusqu’à Paris » avait déclaré Jean-Luc Moudenc le 31 mars dernier.

Des coups de pressions des élus et de la population toulousaine

La ville de Toulouse n’en reste pas là ! Suite à la pétition, un nouveau courrier a été envoyé à François Hollande, plusieurs ministres ainsi que tous les candidats à l’élection présidentielle. Le projet étant classé comme « d’utilité publique » depuis le 06 Juin 2016, le courrier en question rappelle les promesses faites par le passé :

« Nous rappelons aujourd’hui que cet engagement doit être respecté, il ne saurait y avoir de pause, ni de retour en arrière. »

 

Cette nouvelle offensive est menée par tous les porteurs du projet LGV Bordeaux-Toulouse. En effet le courrier adressé le 07 Avril est une déclaration commune dont les deux présidents de Région Carole Delga (Occitanie) et Alain Rousset (Nouvelle Aquitaine), Jean-Luc Moudenc et Alain Juppé, maires de Toulouse et Bordeaux, ainsi que Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne et Jean-Louis Chauzy le président du CESER Occitanie, demandent la réalisation de la LGV.

En ce qui concerne les candidats à la présidentielle, Emmanuelle Macron s’est déjà exprimé sur le sujet. Sans vraiment se montrer envieux du projet du TGV à Toulouse. Il a plutôt évoqué la volonté de prioriser des chantiers comme la rocade au lieu de la LGV, car pour lui : « Il existe pour Toulouse-Paris, une navette Air France qui est très pertinente. »

François Fillon, qui sera lui en meeting à Toulouse le jeudi 13 avril, devra très certainement évoquer le sujet et donner son avis. C’est en tout cas ce qu’attend une grande partie de la population toulousaine.

Le TGV pour dynamiser le marché de l’immobilier

canal du midi à proximité du quartier Matabiau à Toulouse

Photo du Canal du Midi à proximité du quartier Matabiau à Toulouse

Jean-Luc Moudenc en tête de file, la pétition fait de plus en plus parler d’elle à Toulouse. C’est en effet une volonté qui vient s’inscrire dans la continuité de l’évolution de la ville rose. Nous savons depuis peu que Toulouse s’apprête à construire l’Occitanie Tower, une tour de 150 mètres, qui va vraisemblablement apporter un dynamisme au quartier de Matabiau. De plus, les ramblas sont en cours de construction pour relier Jean Jaurès à Matabiau afin de faciliter l’accès aux piétons. Le TGV à Toulouse s’inscrit donc dans la continuité des projets urbains de Toulouse Métropole.

Ces nouveaux aménagements dans le centre-ville de Toulouse risque d’apporter un dynamisme supplémentaire à la ville qui va se retranscrire avec une hausse des prix de l’immobilier grâce à une demande supplémentaire.

En revenant en 2001 et l’arrivée du TGV à Marseille, on constate une flambée des prix de l’immobilier très probablement liée à l’arrivée de ce TGV. Les chiffres sont assez évoquant avec +143 % du prix du mètre carré dans la cité phocéenne  entre 1999 et 2007. Avec les opportunités de mobilité qu’offrent les trains à grande vitesse, Marseille s’est vu « envahir » par les investisseurs venus de la capitale.

Des changements au niveau du tourisme ont également été visibles avec 2.7 millions de visiteurs en 1996 contre plus de quatre millions lors de l’arrivée du TGV, en 2001.

Toulouse s’inscrit dans un projet urbain visant à faire du quartier Matabiau, un quartier d’affaires d’ici 2030. Des gros projets sont d’ores et déjà lancés dans cette optique avec les ramblas et l’Occitanie Tower notamment. Mais qu’en sera-t-il si le TGV à Toulouse ne voit jamais le jour ? Cette hypothèse semble contrarié les plans de Toulouse Métropole dont l’arrivée de la LGV était déjà prévue dans les projets immobiliers toulousains.

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