Toulouse résiste mieux que le marché national

Les derniers chiffres des notaires toulousains sont formels, le marché de l’ancien a accusé une légère baisse en 2013 : -1,4% mais un dynamisme sur le début 2014 a déjà « gommé » cette baisse.
Les chiffres de l’immobilier à Toulouse comme dans presque toutes les communes de France sont toujours difficiles à interpréter. Même si deux à trois fois par an des journaux ou magazines donnent des prix au m2 par ville, on constate sur le terrain qu’une maison identique n’a pas la même valeur, d’une rue à l’autre. Suivant le vis-à-vis, le voisinage, la proximité des transports…


marche immobilier se porte bien

Quand on veut comparer les prix, il faut vraiment entrer dans les détails. Maintenant tout le monde est intéressé
de savoir si l’immobilier prend de la valeur ou est en baisse, on donne donc des chiffres moyens.
Ce que l’on peut noter sur l’immobilier à Toulouse en 2013, c’est un climat et un sentiment général d’attentisme. Du coup, les personnes prêtent à se décider rapidement sont rares et très exigeantes. Elles recherchent un bien avec un rapport qualité/prix imbattable et font jouer la concurrence. Dans ce cas de figure, les propriétaires baissent souvent et les prix moyens sont en baisse. En 2013 l’évolution des prix sur Toulouse me semble surtout refléter un manque de décision ou une durée bien plus longue dans la validation d’un achat. Des propriétaires pressés de vendre, parfois pour des problèmes financiers ou des obligations familiales, provoquent une tendance à la baisse qui ne reflète pas la vraie valeur du marché Toulousain.

Lorsqu’on se positionne sur une évolution des prix sur 5 ou 10 ans, on constate que le flux migratoire très positif dans Toulouse et sa banlieue, provoque une raréfaction des maisons, terrains, appartements ayant un bon rapport prix/emplacement et surtout biens entretenus. Dès que les critères d’un bon emplacement et d’un bien entretenu correctement sont respectés, la valeur est presque toujours supérieure à celle de l’achat.

Dès que l’on sort de Toulouse, on constate que les prix progressent fortement dans beaucoup de communes de la première couronne que ce soit : Blagnac, Tournefeuille, Colomiers et surtout Balma. Les prix parfois inaccessibles dans Toulouse, pour une surface confortable, un petit morceau de jardin, poussent une majorité des Toulousains à acheter à l’extérieur de la ville. Sans compter que les bouchons, parfois les plus contraignants de France sur le périphérique Toulousain, provoque un rapprochement lieu de vie/travail.

Certainement une tendance de fonds qui ne fera que s’amplifier dans l’avenir.

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