Rapport sur les acquéreurs étrangers dans l’immobilier ancien en France

Les notaires de France ont publié une étude sur les acquéreurs étrangers non-résidents en France pour la période de 2006 à 2016 concernant l’immobilier ancien.

acquéreurs étrangers

En 10 ans le nombre d’acquéreur étranger en France à stagné.

Que représente la part des acquéreurs étrangers en France ?

Sur la période totale de 2006 à 2016, les chiffres des notaires de France montrent que la part d’acquéreurs étrangers en France Métropolitaine sur le marché de l’immobilier ancien représente une moyenne de 6% depuis 10 ans. Ce chiffre était en constante baisse au début de la période avec 6,4 % d’étrangers en 2006 pour ainsi tomber à 5,2 % en 2013. Mais depuis, la tendance est repartie à la hausse avec un chiffre qui s’élève à 5,7 % en 2016.

Part des acquéreurs selon la nationalité et le lieu de résidence entre 2006 et 2016

Part des acquéreurs dans l’ancien selon la nationalité et le lieu de résidence entre 2006 et 2016

Sur la même période, parmi l’intégralité des acquéreurs étrangers, 2,1 % sont non-résidents et 3,9 % sont résidents. En 2006, les non-résidents représentaient une part de 2,8 % alors qu’aujourd’hui, ils ne sont plus que 1,9 %. La part des résidents, elle, a globalement stagné sur la même période.

Qui sont les plus gros acquéreurs étrangers non résidents en France ?

Sur la période 2006 – 2016, les Britanniques représente une part de 32 % de l’ensemble des acquéreurs étrangers non résidents en France. Ils sont largement en tête des nationalités les plus représentées. Les Italiens avec une part de 14 % et les Belges avec une part de 12 % complète le podium. À eux trois, ce sont 58 % des transactions globales qui ont été effectuées ces 10 dernières années. Des pays limitrophes comme la Suisse et les Pays-Bas suivent avec respectivement 6 % et 5 % de part des acquéreurs.

Les 4 nationalités les plus représentées dans les acquéreurs étrangers non résidents

Les 4 nationalités les plus représentées dans les acquéreurs étrangers non résidents entre 2006 et 2016

Les Britanniques domine largement ce classement malgré le fait que la part soit retombée à 21 % en 2011 suite à la crise. Depuis, la tendance est repartie à la hausse. Les Italiens, cependant, connaissent une chute et viennent d’atteindre leur niveau le plus bas avec une part de 7 %. Au contraire des Belges dont la tendance est à la hausse avec une part de 15 % en 2016.

Quels sont les lieux privilégiés par les acquéreurs étrangers ?

Part des acquéreurs étrangers non résidents par département

Part des acquéreurs étrangers non résidents par département entre 2006 et 2016

Sur la période de 2006 à 2016 des départements se démarquent et se montrent plus attractifs pour les acquéreurs étrangers non résidents. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, les départements ruraux (la Creuse, la Dordogne et la Charente) ainsi que les Alpes-Maritimes sont d’avantages prisés. Ces quatre départements enregistrent une part de plus de 10 % d’acquéreurs étrangers non résidents.

Les lieux de préférences varient en fonction des pays limitrophes, les Belges sont le plus représentés dans le Nord-est de la France alors qu’il en ait de même avec la Côte d’Azur et la Corse pour les Italiens. Hormis cela et la région parisienne qui est “dominée” par les Italiens, ce sont toujours les Britanniques qui ont la nationalité la plus représentée dans les différentes régions.

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