L’éclatante évolution du crowdfunding immobilier en 2018

Comme pressentie, le crowdfunding immobilier continu de battre des records d’année en année. Le marché n’est pas encore arrivé à maturation mais les chiffres de l’année 2018 impressionnent.

Illustration du crowdfunding immobilier

Le marché du crowdfunding immobilier ne cesse de croître.


Le crowdfunding immobilier : un marché qui monte depuis 2012

Le crowdfunding ou financement participatif est un type de financement qui a commencé à être popularisé aux alentours de 2006. Depuis, il a bien évolué et le secteur de l’immobilier tire un avantage de ce mode de financement. Désormais, il existe de très nombreux acteurs sur ce marché. Il en existe 10 importants qui se partagent plus de 80% du marché en France.

  • Wiseed Immobilier
  • Fundimmo
  • Homunity
  • Koregraf
  • Immovesting

  • Anaxago Immobilier
  • Clubfunding
  • Lymo
  • October
  • Monego

Depuis 2012, le marché du crowdfunding immobilier connaît une forte expansion. Ce type de placement devient très connu et on voit que la confiance des investisseurs dans le crowdfunding notamment immobilier est de plus en plus forte. En 6 ans, le crowdfunding immobilier a atteint 370 millions d’euros de collectes pour environ 700 projets financés. Le rendement dans ces opérations tourne autour des 10 %. Ce placement sur le court terme (il faut compter au maximum 24 mois pour avoir le retour sur investissement) attire de plus en plus d’investisseurs chaque année.

Alors que le crowdfunding immobilier a connu son premier “couac” en 2017, on aurait pu croire que la confiance dans cet investissement diminuerait. Cependant, les plateformes se sont munis face à ce genre d’incident et depuis, les investisseurs sont de plus en plus rassurés dans ce placement. La preuve en est que l’année 2018 a battu tous les records de crowdfunding immobilier, ouvrant une alternative très sérieuse aux financements de projets pour les promoteurs immobiliers.

L’année 2018 du crowdfunding immobilier

Le crowdfunding immobilier a connu une année charnière car on a assisté à une certaine harmonisation du marché, avec des chiffres en hausse ainsi que des moyennes de rendement et de durée d’investissement plus précise. Le taux de défaut du secteur reste inférieur à 1 % et ne représente qu’un seul cas et donc, qu’une seule plateforme. L’année 2018 n’a connu aucun incident sur le marché du crowdfunding immobilier et mieux encore, le taux de retard ne s’élève qu’à 11 % alors que 80 % des plateformes ont un taux qui se maintient à 0 %. Avec l’accumulation des opérations, des chiffres plus précis voient le jour : le rendement de l’investissement serait compris entre 9 et 9,5 % et la durée moyenne serait comprise entre 17 et 20 mois.

Avec une croissance de plus de 70 %, la branche de l’immobilier est la plus fructueuse du crowdfunding. La preuve en chiffre avec des records largement dépassés pour l’année 2018. On estime à 170 le nombre de millions collectés par ce mode de financement sur l’année, soit 70 millions de plus qu’en 2017. Sachant qu’il y a eu environ 250 projets financés, cela fait une moyenne de 680 000 € collectés par projet. En France, 70 % des financements vont vers l’immobilier résidentiel car les gens ont plus confiance dans ce qu’ils connaissent, l’immobilier commercial ou de bureaux parlent moins aux investisseurs. De plus, l’immobilier résidentiel représente des sommes rapides à collecter en financement participatif. Néanmoins, avec le temps et la démocratisation du marché, l’immobilier tertiaire devrait prendre de plus en plus d’ampleur.

Une réglementation qui s’adapte au secteur

En raison de la récence de l’existence de ce mode de financement dans l’immobilier, la réglementation en vigueur n’est pas forcément adaptée. Depuis 2018, la réglementation évolue et de nouvelles réformes devraient avoir lieu en 2019.

En 2018, les réformes fiscales concernant la Flat Tax et l’IFI permettent de consolider l’attractivité du crowdfunding immobilier. Pour 2019, c’est la loi PACTE qui devrait améliorer cette attractivité, en effet, le projet de loi prévoit d’aider les TPE (Très Petite Entreprise), PME (Petite et Moyenne Entreprise) et ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) dans l’acquisition de fond propre. Vu que le crowdfunding est en forte évolution, son accès sera facilité pour ces entreprises qui pourront se financer plus aisément. La loi prévoit également d’ouvrir le PEA-PME (Plan d’Épargne en Actions destiné au financement des PME) au financement participatif.

Enfin, le seuil maximum de 2,5 millions d’euros empruntable sur une plateforme de crowdfunding pour les PME et ETI sera réévalué à 8 millions d’euros.

Un marché en croissance encore en 2019

La croissance du marché du financement participatif ne risque pas de s’affaiblir. En effet, un équilibre semble avoir été trouvé permettant d’obtenir des rendements élevés pour de courts délais. La démocratisation de ce mode de financement laisse présager une forte croissance en 2019, surtout avec la nouvelle réglementation qui sera propice à augmenter le nombre d’opérations immobilières et les sommes collectés par le crowdfunding.

À l’avenir, le financement participatif pourra peut-être s’orienter vers d’autre marché. Le marché de l’immobilier ancien par exemple, qui est déjà en place en Allemagne et au Royaume-Uni. Ces deux pays sont d’ailleurs en avance, avec un marché qui est arrivé à maturité. Le Royaume-Uni domine le marché européen avec par exemple 1,9 milliard de Livre Sterling collectés en 2017. En attendant, au vu du potentiel d’évolution, de nouveaux records risquent d’être battus en France en 2019…

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