Immobilier en France : Retour sur 2018 et perspectives pour l’avenir

Je vous souhaite tout d’abord mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2019 ! J’en profite aussi pour remercier toutes les personnes qui viennent visiter et lire mon blog que j’essaie d’animer depuis déjà quelques années. Cet article est l’occasion de revenir sur l’année 2018 qui a été riche en événements dans l’immobilier en France en général avec de profondes innovations dans le numérique et un virage qui s’accélère fortement.

immobilier en France

L’évolution de l’immobilier en France

La France avait du retard, mais à l’image du téléphone portable, nous sommes probablement en train de le rattraper à grande vitesse.

Cette transformation place le client au centre du débat car il est plus et mieux informé qu’avant. Le commercial qui auparavant amenait des informations au clients, doit désormais être un vrai spécialiste, expert, qui apporte une valeur ajoutée bien supérieure.

Pour cela, je pense qu’on ne doit pas luter mais être accompagné par ces technologies. Elles permettent souvent, non pas de remplacer l’homme ou le commercial/vendeur, mais plutôt de l’aider à prioriser ses tâches et à valoriser celles qui sont un atout et une valeur ajoutée pour un client, que ce soit dans la vente, dans le suivi pendant et après la vente ou tout simplement pour attirer le client.

Le client a changé, il est de plus en plus exigeant, méticuleux, mais aussi à l’écoute, lorsqu’on lui apporte le savoir-faire qu’il recherche et qu’il n’a pas. La remise en question, sur 2018 et sur 2019 sera probablement un élément important pour le développement des activités dans l’immobilier.

Sur le plan national, 2018 aura été une belle année, tout d’abord grâce au report de certaines ventes de 2017 sur début 2018, j’en parlais dans un article début 2018 mais de nombreux commerciaux, dans le neuf notamment, qui avaient déjà réalisé une belle année 2017, ont préféré faire « tarder » certaines signatures d’acte pour les enregistrer sur 2018 ce qui a favorisé le chiffre d’affaire annuel.

Ces chiffres sont cependant nuancés dans le neuf avec une baisse assez conséquente en fin d’année aussi bien des dépôts de permis (les fonciers sont de plus en plus durs à trouver et négocier), les mises en chantier (les recours contre les permis sont presque systématiques et de plus en plus dur à négocier) et des ventes car l’année 2017 aura quand même été un record .

De prix qui grimpent… mais Toulouse toujours très attractif

L’immobilier est tout de même de plus en plus taxé avec des augmentations de taxes foncières, avec l’IFI… et pourtant des prix en constante augmentation dans les métropoles qui sont de plus en plus demandées.

Ici à Toulouse, les prix montent fortement dans les quartiers les plus demandés.

immobilier en France

Le neuf est encore plus significatif car la loi Pinel provoque une demande très forte, Toulouse rattrapant son retard avec d’autres métropoles comme Bordeaux ou Montpellier mais reste moins chère au m², la rentabilité est souvent meilleure à Toulouse et les investisseurs sont nombreux.

Cependant, les fonciers se négocient à prix d’or, ils deviennent rares, les vendeurs le savent et sont fortement sollicités, les prix de certains nouveaux programmes ont très fortement augmenté et sont le résultat de cette flambée mais aussi de celle du coût des travaux. En effet, comme les carnets de commandes sont bien remplis, les différents corps de métier augmentent leur prix.

Il est fort probable que ce phénomène perdure sur début 2019 car les négociations engagées ou en cours vont se ressentir sur les prix des nouveaux programmes sur le premier voir le 2ème semestre.

Les taux bancaires eux, restent relativement stables et bas. Les lois de défiscalisation comme la loi Pinel et la nouvelle loi Denormandie (Pinel Ancien) vont perdurer sur 2019. L’année devrait donc être relativement bonne sauf changement majeur.

Les bonnes années qui se suivent dans l’immobilier sont parfois le signe d’un ralentissement à venir, il est possible que celui-ci arrive en 2020/2021 ? 2020 est l’année des élections municipales, où les mairies en place ralentissent les accords de permis de construire, et les nouvelles prennent le temps nécessaire à une étude approfondie lors de leur arrivée. S’en suivra l’année 2021, année d’élection présidentielle, de fin de la loi Pinel (si elle n’est pas prolongée). Ces critères laissent penser que les années 2020 et 2021 ne ressembleront pas aux années 2017/2018/2019.

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