La fin d’année : la course aux actes

Comme chaque année, la fin d’année est propice à la course aux actes. En effet, les études de notaires sont pleines, les futurs acquéreurs appellent pour prendre rendez-vous au dernier moment, mais pas seulement. Les vendeurs ou même les commerciaux poussent aussi en cette fin d’année mais pour quelle raison ?

Il faut différencier le neuf et l’ancien car l’approche est totalement différente.

La course aux actes dans l’ancien

Parlons avant tout de la personne la plus importante : l’acquéreur. Il souhaite acheter le plus vite possible car une fois décidé, il veut aménager rapidement ou faire quelques travaux. L’acquéreur est souvent pressé, soit parce qu’il a déménager ou parce qu’il a de nouveaux projets et déjà signé l’achat d’un autre bien. Cependant, c’est parfois l’inverse car le propriétaire ou le locataire en place n’a pas encore déménagé et souhaite prendre le temps nécessaire pour le faire confortablement. Enfin, un aspect fiscal peut être un enjeu important pour un vendeur et encourage la course aux actes de fin d’année. En effet, le vendeur peut être pousser à passer un acte très rapidement avant le passage à la nouvelle année et donc à de nouvelles obligations.

La course aux actes

La course aux actes dans le neuf

Pour le neuf c’est souvent très différent, tout d’abord parce que le bien est rarement livré et donc l’acquéreur est moins pressé.

On peut différencier deux acquéreurs : le futur propriétaire occupant et l’investisseur.

Le premier n’est pas du tout pressé car les intérêts intercalaires sont en sa défaveur. Idem pour le second mais l’investisseur souhaite bénéficier d’un avantage fiscal qui change très souvent actuellement. En effet, il y a eu 6 avantages fiscaux différents ces 6 dernières années. L’acquéreur investisseur en loi Pinel n’a pas intérêt à acter vite en 2015 car la loi est totalement inchangée en 2016.

Concernant les intérêts intercalaires, ce sont les appels de fonds qui permettent la construction du bâtiment. Élément à ne pas oublier et à souligner. Le promoteur ou constructeur les utilise pour construire et si l’acte n’est pas passé, il construit sur ses fonds propres. Il peut également construire sur le crédit demandé à la banque qui le cautionne. Il faut donc rester raisonnable si on veut être livré dans les temps.

Vous l’avez compris, le promoteur, le constructeur et toutes les sociétés qui œuvrent sur votre futur bien ont tout intérêt à vous inciter à passer un acte d’achat le plus vite possible. Surtout si le chantier est démarré.

Malgré ce constat, je vois actuellement que les études sont pleines. Rarement vis-à-vis des acquéreurs investisseurs finalement, mais surtout du fait des commerciaux qui ont vendu ces biens. Ils ont des objectifs annuels de vente et ceux-ci sont conditionnés par la validation de l’acte définitif. Du coup on voit des dates d’acte positionnées jusqu’au 31/12/2015.

On soulignera aussi les « vendeurs superstitieux » qui se disent que tout peut arriver pendant les fêtes et qu’un achat peut être annulé à tout moment. Ce n’est pas faux mais ceci arrive très rarement tout de même.

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